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 Pour répondre à la
consommation « sur le pouce », Didier
Ragaru, propriétaire du domaine
Capendu, propose des « verres à opercule
prêts à boire », d'une contenance de 10 cl.
et entourés de cartons pour le
conditionnement. (© Viti-net)
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« Le verre à opercule
apporte une solution : consommer
du vin sur l'instant. Le snacking ou grignotage
représente 10 % des dépenses alimentaires
et touche 70 % de la population active qui
déjeunent sur le pouce », met en avant Didier
Ragaru, propriétaire du Domaine Capendu.
« Le snacking n'est pas forcément synonyme de
mal-bouffe » ajoute-t-il, une condition
importante pour lui avant d'investir. Il vise à
accompagner le repas des clients, en leur donnant
« la possibilité de déguster du
vin ».
La société s'est lancée il y a quelques mois, en
proposant ce nouveau conditionnement à des restaurants,
cafetérias, chaînes de ventes à emporter, ou
supermarchés: « L'objetif est de se positionner
à côté des sandwich, au rayon vente à
emporter », explique Didier Ragaru.
« Ce produit doit être
associé à l'ensemble de la gamme de vin,
il vient en
compléter la déclinaison. »
Une machine spécifique est nécessaire pour remplir et
fermer le verre. L'ensemble est sous-traité auprès d'un
prestataire de service (1/4 Vin), qui a breveté ce
concept ainsi que le mode de conditionnement. Le verre
est fermé au moyen d'un opercule collé hermétiquement
pour protéger le vin. Un « inertage total sous
dépression à température ambiante » est
également pratiqué « afin de préserver
les qualités organoleptiques du vin » peut-on
lire sur le site internet de 1/4 Vin. « Le
verre de vin n'est pas fragile, et facilement
transportable », argumente Didier Ragaru. 1/4
Vin propose différentes formes de verre (à pied,
"baril", 'Islande", etc.), mais également des
verres en plastique, « rigides, incassables et
transparents pour permerttre à la clientèle
d'apprécier la couleur du vin ».
 Le verre est fermé
hermétiquement au moyen d'un opercule collé ;
un inertage total sous dépression à température
ambiante est effectué pour protéger les qualités
du vin. (©
Viti-net) |
Le verre peut aussi être
« personnalisé » à l'éfigie du
domaine, ou de la marque, par la sérigraphie. Mais
« le prix de vente (entre 1,60 € et
1,90 €) ne me permet pas d'être
rentable », avoue Didier Ragaru. Car
« ce concept coûte cher. Ce produit doit
être associé à l'ensemble de la gamme de vin, il vient
en compléter la déclinaison ; c'est le même
vin que celui conditionné en
bouteilles », explique le propriétaire. De
gros volumes sont effectivement nécessaires pour
diminuer les coûts de production : environ 1
million de verres selon ses calculs.